Robbie Williams _Feel_

Come and hold my hand
I wanna contact the living
Not sure I understand
This role I've been given
I sit and talk to God
And he just laughs at my plans
My head speaks a language
I don't understand

I just wanna feel
Real love feel the home that I live in
Cos I got too much life
Running through my veins
Going to waste
I don't wanna die
But I ain't keen on living either
Before I fall in love
I'm preparing to leave her

Scare myself to death
That's why I keep on running
Before I've arrived
I can see myself coming
I just wanna feel
Real love feel the home that I live in
Cos I got too much life
Running through my veins
Going to waste
And I need to feel
Real love and the love ever after
I can not get enough

I just wanna feel
Real love feel the home that I live in
I got too much love
Running through my veins
To go to waste

I just wanna feel
Real love and the love ever after
There's a hole in my soul
You can see it in my face
It's a real big place

Come and hold my hand
I wanna contact the living
Not sure I understand
This role I've been given
Not sure I understand
Not sure I understand
Not sure I understand
Not sure I understand

# Posté le jeudi 07 août 2008 13:07

Modifié le jeudi 07 août 2008 15:04

Robbie Williams _Come Undone_

So unimpressed but so in awe
Such a saint but such a whore
So self aware so full of shit
So indecisive so adamant

I'm contemplating I'm thinking about thinking
It's overrated just get another drink and
Watch me come undone

(come undone)
They're selling razor blades and mirrors in the street
(come undone)
I pray that when I'm coming down you'll be asleep
(come undone)
If I ever hurt you your revenge will be so sweet
Because I'm scum, and I'm your son,
I come undone
I come undone

So rock and roll, so corporate suit
So damn ugly, so damn cute
So well-trained, so animal
So need your love, so fuck you all

I'm not scared of dying
I just don't want to
If I'd stop lying I'd just disappoint you
I come undone
(come undone)
They're selling razor blades and mirrors in the street
(come undone)
I pray that when I'm coming down you'll be asleep
(come undone)
If I ever hurt you your revenge will be so sweet
Because I'm scum, and I'm your son,
I come undone

So write another ballad
Mix it on a Wednesday
Sell it on a Thursday
Buy a yacht by Sunday
It's a love song
A love song

Do another interview
Sing a bunch of lies
Tell about celebrities that I despise
And sing love songs
We sing love songs
So sincere

So sincere

(come undone)
They're selling razor blades and mirrors in the street
(come undone)
I pray that when I'm coming down you'll be asleep
(come undone)
A young pretender and my crowds above can see
I come undone
I am scum
Love your son
You gotta love your son
You gotta love your son
Yeah, yeah, yeah
Love your son
I am scum
I am scum
I am scum

# Posté le jeudi 07 août 2008 13:11

Modifié le jeudi 07 août 2008 15:05

Jacques Brel _Amsterdam_

Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui chantent
Les rêves qui les hantent
Au large d'Amsterdam
Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui dorment
Comme des oriflammes
Le long des berges mornes
Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui meurent
Pleins de bière et de drames
Aux premières lueurs
Mais dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui naissent
Dans la chaleur épaisse
Des langueurs océanes

Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui mangent
Sur des nappes trop blanches
Des poissons ruisselants
Ils vous montrent des dents
A croquer la fortune
A décroisser la lune
A bouffer des haubans
Et ça sent la morue
Jusque dans le c½ur des frites
Que leurs grosses mains invitent
A revenir en plus
Puis se lèvent en riant
Dans un bruit de tempête
Referment leur braguette
Et sortent en rotant

Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui dansent
En se frottant la panse
Sur la panse des femmes
Et ils tournent et ils dansent
Comme des soleils crachés
Dans le son déchiré
D'un accordéon rance
Ils se tordent le cou
Pour mieux s'entendre rire
Jusqu'à ce que tout à coup
L'accordéon expire
Alors le geste grave
Alors le regard fier
Ils ramènent leur batave
Jusqu'en pleine lumière

Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui boivent
Et qui boivent et reboivent
Et qui reboivent encore
Ils boivent à la santé
Des putains d'Amsterdam
De Hambourg ou d'ailleurs
Enfin ils boivent aux dames
Qui leur donnent leur joli corps
Qui leur donnent leur vertu
Pour une pièce en or
Et quand ils ont bien bu
Se plantent le nez au ciel
Se mouchent dans les étoiles
Et ils pissent comme je pleure
Sur les femmes infidèles
Dans le port d'Amsterdam
Dans le port d'Amsterdam.

# Posté le jeudi 07 août 2008 13:27

Modifié le jeudi 07 août 2008 15:06

Grand Corps Malade _Midi 20_

Je suis né tôt ce matin, juste avant que le soleil comprenne
Qu'il va falloir qu'il se lève et qu'il prenne son petit crème
Je suis né tôt ce matin, entouré de plein de gens bien
Qui me regardent un peu chelou et qui m'appellent Fabien
Quand le soleil apparaît, j'essaie de réaliser ce qu'il se passe
Je tente de comprendre le temps et j'analyse mon espace
Il est sept heures du mat' sur l'horloge de mon existence
Je regarde la petite aiguille et j'imagine son importance
Pas de temps à perdre ce matin, je commence par l'alphabet
Y a plein de choses à apprendre si tu veux pas finir tebê
C'est sûr, je serai pas un génie mais ça va ! Y a pire !

Sur les coups de sept heures et demie j'ai appris à lire et à écrire
La journée commence bien, il fait beau et je suis content
Je reçois plein d'affection et je comprends que c'est important
Il est bientôt neuf heures et demie et j'aborde l'adolescence
En pleine forme, plein d'envies et juste ce qu'il faut d'insouciance
Je commence à me la raconter, j'ai plein de potes et je me sens fort
Je garde un peu de temps pour les meufs, quand je suis pas en train de faire du sport
Emploi du temps bien rempli, et je suis à la bourre pour mes rencards
Putain ! La vie passe trop vite, il est déjà onze heures moins le quart
Celui qui veut me viser, je lui conseille de changer de cible
Me toucher est impossible, à onze heures je me sens invincible
Il fait chaud, tout me sourit, il manquait plus que je sois amoureux

C'est arrivé sans prévenir sur les coups d'onze heures moins deux
Mais tout à coup, alors que dans le ciel, y avait pas un seul nuage
A éclaté au-dessus de moi un intolérable orage
Il est onze heures huit quand ma journée prend un virage
Pour le moins inattendu, alors je tourne mais j'ai la rage
Je me suis pris un éclair, comme un coup d'électricité
Je me suis relevé mais j'ai laissé un peu de mobilité
Mes tablettes de chocolat sont devenues de la marmelade
Je me suis fait à tout ça, appelez-moi : "Grand Corps Malade"

Cette fin de matinée est tout, sauf une récréation
A onze heures vingt, je dois faire preuve d'une bonne dose d'adaptation
Je passe beaucoup moins de temps à me balader rue de la Rép'
Et j'apprends à remplir les papiers de la COTOREP
J'ai pas que des séquelles physiques, je vais pas faire le tho-my
Mais y a des cicatrices plus profondes qu'une trachéotomie
J'ai eu de la chance, je suis pas passé très loin de l'échec et mat
Mais j'avoue que j'ai encore souvent la nostalgie de dix heures du mat'

A midi moins le quart, j'ai pris mon stylo bleu foncé
J'ai compris que lui et ma béquille pouvaient me faire avancer
J'ai posé des mots sur tout ce que j'avais dans le bide
J'ai posé des mots et j'ai fait plus que combler le vide
J'ai été bien accueilli dans le cercle des poètes du bitume
Et dans l'obscurité, j'avance au clair de ma plume
J'ai assommé ma pudeur, j'ai assumé mes ardeurs
Et j'ai slamé mes joies, mes peines, mes envies et mes erreurs
Il est midi dix-neuf à l'heure où j'écris ce con d'texte
Je vous ai décrit ma matinée, pour que vous sachiez le contexte
Car si la journée finit à minuit, il me reste quand même pas mal de temps

J'ai encore tout l'après-midi pour faire des trucs importants
C'est vrai que la vie est rarement un roman en dix-huit tomes
Toutes les bonnes choses ont une fin, on ne repousse pas l'ultimatum
Alors je vais profiter de tous les moments qui me séparent de la chute
Je vais croquer dans chaque instant, je ne dois pas perdre une minute
Il me reste tellement de choses à faire que j'en ai presque le vertige
Je voudrais être encore un enfant mais j'ai déjà vingt-huit piges
Alors je vais faire ce qu'il faut pour que mes espoirs ne restent pas vains
D'ailleurs je vous laisse ! Là c'est chaud, il est déjà midi vingt.

# Posté le jeudi 07 août 2008 13:34

Modifié le jeudi 07 août 2008 15:06

Grand Corps Malade _Ma tête, mon coeur_

Le corps humain est un royaume où chaque organe veut être le roi
Il y a chez l'homme trois leaders qui essayent d'imposer leur loi
Cette lutte permanente est la plus grosse source d'embrouilles
Elle oppose depuis toujours la tête, le c½ur et les couilles
Que les demoiselles nous excusent si on fait des trucs chelous
Si un jour on est des agneaux et qu'le lendemain on est des loups
C'est à cause de c'combat qui s'agite dans notre corps
La tête, le c½ur, les couilles discutent mais ils sont jamais d'accord
Mon c½ur est une vraie éponge, toujours prêt à s'ouvrir
Mais ma tête est un soldat qui s'laisse rarement attendrir
Mes couilles sont motivées, elles aimeraient bien pé-cho cette brune
Mais y en a une qui veut pas ! Putain ! Ma tête me casse les burnes !
Ma tête a dit à mon c½ur qu'elle s'en battait les couilles
Si mes couilles avaient mal au c½ur et qu'ça créait des embrouilles
Mais mes couilles ont entendu et disent à ma tête qu'elle a pas d'c½ur
Et comme mon c½ur n'a pas d'couilles, ma tête n'est pas prête d'avoir peur
Moi mes couilles sont tête-en-l'air et ont un c½ur d'artichaut
Et quand mon c½ur perd la tête, mes couilles restent bien au chaud
Et si ma tête part en couilles, pour mon c½ur c'est la défaite
J'connais cette histoire par c½ur, elle n'a ni queue ni tête
Moi les femmes j'les crains, autant qu'je suis fou d'elles
Vous comprenez maintenant pourquoi chez moi c'est un sacré bordel
J'ai pas trouvé la solution, ça fait un moment qu'je fouille
Je resterai sous l'contrôle d'ma tête, mon c½ur et mes couilles.

# Posté le jeudi 07 août 2008 13:50

Modifié le jeudi 07 août 2008 15:07